Krysta Simard »

KRYSTA SIMARD

UNE VIE ENRICHISSANTE

Une entrevue de Derrick Scott
Images © Photographie Miguel Lalonde

Derrick : D’où viens-tu, Krysta ?
Krysta : Je viens de Plantagenet. J’ai fait mes études à l’École secondaire de Plantagenet. J’y ai rencontré mon mari et je me suis installée à Saint-Pascal- Baylon. J’adore y vivre; je n’irai jamais ailleurs.

Derrick : Parle-moi de ta famille.
Krysta : Mes parents habitent toujours à Plantagenet. J’ai deux frères et deux soeurs. L’une de mes soeurs demeure à Ottawa. Mes deux frères et mon autre soeur ont quitté la région pour aller s’établir en Colombie-Britannique. Malgré la distance, nous sommes une famille très unie.

Derrick : Quelle était l’occupation de ton père ?
Krysta : Après ses études secondaires, mon père a débuté sa carrière chez E.B. Eddy (Scott Paper) en tant que technicien. Il y a travaillé jusqu’en 2016. Mes parents se sont rencontrés lorsqu’ils étaient au secondaire. Ils ont terminé leurs études et se sont mariés. Ma mère a été femme au foyer et s’est occupée de nous. Elle travaille présentement de la maison en tant qu’agente de voyage.

Derrick : Quelles sont vos valeurs familiales ?
Krysta : L’amour, l’écoute, la présence les uns pour les autres sont des valeurs qui rapprochent une famille. Nous avons des valeurs chrétiennes, même si nos parents n’étaient pas tous pratiquants. Pour ma part, j’ai fait un cheminement dans cette direction. Mes frères et soeurs sont aussi mes amis. Ça n’a pas toujours été le cas. Mais aujourd’hui, on se parle au moins une fois par semaine pour prendre des nouvelles.

Derrick : Décris-moi comment tu étais dans ta jeunesse ?
Krysta : Je n’étais pas tellement différente de ce que je suis aujourd’hui. J’ai toujours aimer organiser, donner de mon temps et être là pour les autres. Ce sont des valeurs que mes parents m’ont données. J’ai toujours été sociale, j’aime parler et j’ai besoin de voir les gens et discuter de tout.

Derrick : Qu’est-ce qui motive les gens comme toi à toujours dire oui ?
Krysta : Je ne suis pas certaine… C’est peut-être parce qu’on veut plaire. Ce n’est pas toujours bien, car souvent on s’oublie. On ne prend pas de temps pour soi. J’ai donc dû apprendre à dire non et à faire des choses pour moi-même. Ce n’est pas toujours facile. C’est un besoin qui est ancré en moi. Ma mère est semblable. Je l’ai toujours vu dire oui et aider les autres. C’est peut-être son influence. Je n’en suis pas certaine. On a tous des influences dans la vie et étant donné que j’ai toujours été proche de ma mère, je suis devenue un peu pareille à elle.

Derrick : Parle-moi de tes études.
Krysta : au secondaire et j’ai reçu un méritas en loisirs. Cela m’a orientée vers le collège Algonquin où j’ai obtenu un diplôme en loisirs.

Derrick : Quand as-tu rencontré l’âme soeur ?
Krysta: J’ai rencontré Christian lorsque j’avais 16 ans. Il en avait 17. Nous avions les mêmes amis. Je l’avais remarqué depuis quelque temps et j’attendais qu’il fasse les premiers pas, ce qui est arrivé lors d’un camp de leadership. J’ai découvert plus tard qu’il était venu au camp pour être avec moi. Sur le chemin du retour, il m’a demandé si je voulais sortir avec lui et j’ai accepté!

De prime abord, c’est son sens de l’humour qui m’a attirée; nous sommes cependant vraiment différents. Nous respectons mutuellement nos façons de penser. Nous avons aussi un consensus sur la répartition des tâches familiales et la façon d’élever nos enfants. Nous nous complétons et partageons les mêmes valeurs.

Ça fait maintenant 24 ans que nous sommes ensemble. Nous avons quatre enfants : Kassandra est née en 2002, Camille en 2003, Audrey en 2005 et Antony en 2006.

Derrick : Qu’as-tu fait après tes études ?
Krysta : J’ai travaillé chez Sears durant mes études et plus tard j’ai obtenu un poste au pro shop du Club de golf Nation. J’y suis ensuite devenue assistante-gérante. J’ai occupé ce poste jusqu’à la naissance de ma fille Kassandra. Après quelques années à être maman à la maison, j’ai commencé à faire du bénévolat à l’École élémentaire catholique du Rosaire de Saint-Pascal-Baylon, que mes enfants fréquentaient. Ça m’a donné la piqûre du monde scolaire. Au fil des ans, j’y ai occupé plusieurs postes: gardienne du dîner, suppléante d’éducatrice et d’enseignante et aide-enseignante. Aujourd’hui, j’y suis encore en tant que secrétaire.

Derrick : Tu as fait beaucoup pour la communauté. Parle-nous de ton engagement.
Krysta : Après la naissance de Camille en 2003, j’avais besoin de m’épanouir en dehors de mon rôle de maman. Je me suis donc occupée de la préparation aux baptêmes. C’est à ce moment que j’ai commencé à donner de mon temps. J’ai fait ça pendant près de 10 ans. Ça m’a permis de rencontrer plusieurs personnes de mon âge qui vivaient aussi dans la foi. Ma belle-mère a été d’une grande influence en ce qui a trait au bénévolat. J’ai constaté à quel point cela avait changé sa vie et son environnement. Je me suis dit que moi aussi, un jour, je deviendrais bénévole. Ça m’apporte beaucoup, car je reçois en donnant.

J’ai reçu de l’amitié. Je n’aurais jamais connu tous ces gens si je n’avais pas fait de bénévolat. L’église, le club Optimiste, la chorale que j’aime beaucoup… Ça me tient tellement à cœur! Sans les parents qui se dévouent à amener leurs enfants aux pratiques et aux messes, je n’aurais pas pu réaliser un rêve. Je suis devenue un modèle pour mes enfants qui eux aussi ont décidé de faire partie de cette chorale; c’est une roue qui tourne.

Mon objectif au départ n’était pas le fait que mes enfants s’engagent au niveau communautaire mais maintenant, je constate l’importance de donner. Je veux que mes enfants soient conscients qu’il faut redonner. Tous les quatre font partie du Club JOI encadré par le Club Optimiste et ils organisent des activités à l’école et dans notre communauté. J’ai eu une influence sur eux sans le savoir.

« J’aime faire partie de la chorale. J’aime voir les enfants se consacrer à Dieu par la musique. »

Derrick : Parle-nous de ton parcours au conseil municipal.
Krysta : Pendant quatre ans, ce fut un parcours très chargé : emploi, famille, bénévolat et membre du conseil… En rétrospective, je me demande comment j’ai fait pour tout faire rouler. Je me rends compte aujourd’hui de la fatigue accumulée. Je suis fière de ce que j’ai accompli et d’avoir fait partie de cette aventure. Ça m’a permis non seulement de m’engager sur un chemin auquel je n’avais jamais pensé, mais également de sortir de ma zone de confort et d’apprendre au niveau des infrastructures.

Derrick : Que réserve l’avenir ?
Krysta : Je ne sais pas. Mon emploi m’offre d’accomplir des tâches organisationnelles au sein d’une école en plus d’être avec les enfants. Je suis certaine d’une chose, c’est de vouloir continuer avec la chorale. Pour le reste, j’ignore ce qui m’attend; je laisse ma foi me guider!

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KRYSTA SIMARD

A MEANINGFUL LIFE

Interview by Derrick Scott
Images © Miguel Lalonde Photography

Derrick: Where are you from, Krysta?
Krysta: I was born in Plantagenet. I went to École secondaire de Plantagenet, which is where I met my husband. I now live in Saint-Pascal- Baylon. I love it here, and I never want to live anywhere else.

Derrick: Tell me about your family.


Krysta: My parents still live in Plantagenet. I have two brothers and two sisters. One of my sisters lives in Ottawa. My brothers and my other sister moved to British Columbia to study. Despite the geographical distance, we are a very close-knit family.

Derrick: What did your father do for a living?
Krysta: After high school, my father got a job at E.B. Eddy (Scott Paper) as a technician. He worked there until 2016. My parents met in high school. They married right after they graduated. My mother was a stay-at-home mom, looking after us. She still works from home, but now as a travel agent.

Derrick: What are your family values?
Krysta: Love, listening, being there for one another. Those are the values that keep a family together. We have Christian values, even though not everyone goes to church. Personally, I chose to follow that path. My brothers and sisters are also my friends. That was not always the case. There were times, when we were in high school, when we were not that close. But now, we talk every week to keep in touch.

Derrick: Tell me what you were like when you were a kid.
Krysta: I wasn’t that different from what I am today. I always wanted to please. I enjoyed organizing things, giving of myself and being there for others. Those are the values I got from my parents. I’ve always been social. I like talking and I need to be with people and to talk about things.

Derrick: What is it that motivates someone like you to always say yes?
Krysta: I’m not sure. Maybe it’s because we want to please. It’s not always a good thing, because sometimes we forget to look after ourselves. I had to learn to say no and do things for me. It isn’t always easy. It’s a need that’s deeply ingrained in me. My mother is the same. I’ve always seen her say yes and help others. It might be her influence. I’m not sure. We all have influences in our lives, and given that I’ve always been close to my mother, I sort of take after her.

Derrick: Tell me about your studies.

Krysta: When I was in high school, I served on several committees, and received an award for recreation. So I went to Algonquin College for a degree in recreation.

Derrick: When did you meet your soul mate?
Krysta: I met Christian when I was 16. He was 17. We had the same friends. I had already noticed him, and was waiting for him to make the first move. That happened during a leadership camp. I later found out that he had attended the camp just to be with me. On the way home, he asked me if I would go out with him, and I said yes!

What first attracted me to him was his sense of humour. But we are very different people. We respect each other’s way of thinking. And we see eye to eye on how family chores should be divided and on how to bring up our children. We complement one another and share the same values.

We’ve been together for 24 years. We have four children: Kassandra was born in 2002, Camille in 2003, Audrey in 2005 and Antony in 2006.

Derrick: What did you do after you finished your studies?
Krysta: I worked for Sears while I was in college, and later got a job at the Nation Golf Club, in the pro shop. Then I became the assistant manager. I quit when my daughter Kassandra was born. After a few years as a stay-at-home mom, I started doing volunteer work at École élémentaire catholique du Rosaire in Saint-Pascal-Baylon, which was where my children went. That got me hooked on the school environment. Over the years I did several things: school lunch monitor, substitute teacher and teaching assistant. I still help out as secretary.

Derrick: You have done a lot for the community. Tell us about your commitment.
Krysta: After Camille was born in 2003, I needed to grow beyond my role as mother. So I started with baptism preparation classes. That was when I started giving my time. I did that for close to 10 years. It gave me the chance to meet lots of people of my age who practiced the faith. My mother-in-law was a strong influence when it came to volunteering. I noticed how much it changed her life and her environment. I told myself that one day I too would volunteer. I get a lot out of it, because when I give, I receive.

I made new friends. I never would have met all those people if I had not volunteered. The Church, the Optimist Club, the choir, which I love…they mean so much to me! Without the parents who are committed to bringing their children to rehearsals and masses, I never would have been able to make a dream come true. I became a role model for my children, all of whom decided to join the choir. It’s a wheel in motion.

My intention going in was never to get my children involved in the community, but now I see the importance of giving. I want my children to be aware of the need to give back. All four of them are members of the JOI Club, which is affiliated with the Optimist Club, and they organize activities at school, and in the community.

 

“I love to be part of a choir. I love to see real people devoting themselves to God through music.”

Derrick: Tell us about your time on the Municipal Council.
Krysta: For four years, I carried a very heavy load: work, family, volunteer work and Council work. Looking back, I’m not sure how I managed to juggle it all. I now realize that the exhaustion built up. I am proud of what I accomplished, and of having taken that journey. It not only enabled me to do something I had never thought about doing, but also to get out of my comfort zone and to learn about our infrastructures.

Derrick: What does the future hold?
Krysta: I don’t know. My work offers the best of two worlds. I get to organize at the school level, and to be around children. One thing I know for sure, and that’s that I want to keep up the choir work. For the rest, I don’t know what awaits me. I will see where my faith leads me. To be continued!

Derrick: I have no doubt that we’ll be seeing you involved soon.
Krysta: Definitely. I’m not slowing down. I feel strongly about my community, and about volunteering. I like to stay busy and to help. I truly believe that’s where you find meaning in life.