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KATALIN POOR

FOLLOW YOUR HEART

An interview by Kate Kneisel
Images © Miguel Lalonde Photography

Katalin Poor is living a life that was literally beyond her wildest dreams during her two-decade career with the federal government. Today, Katalin works happily as a translator from her home in St Pascal Baylon, with her husband and some of the beloved dogs she has rescued.

Her professions have changed over the years, but not her commitment to serve. She was raised with a keen sense of awe for creation and duty of care. And when it came to finding the courage to step outside her comfort zone, she knows that her parents were the perfect role models. After heart-wrenching hardships, they escaped communist Hungary with nothing but dreams for a better life for their 22 month-old daughter, their educations, a couple of suitcases, and the courage to face the unknown.

Kat’s first six years were a whirlwind of constantly changing environments and languages. With every new school and job came a need to learn or perfect another language. Communication (at times the inability to communicate) has been central to much of Kat’s personal growth. The constant need to adjust to new environments taught her that “you can’t grow if you just stick to old patterns.”

When government cutbacks in the mid-90s provided the option of the early departure incentive, she knew it was time for something new. “I had played with numbers for so long, but what I really loved was crafting words. I knew how the federal government works – and I was fluent in Hungarian, French, and English, and had enough Spanish to build on – I could become a translator!”

After a few years of working from home, surrounded by 46 acres of nature, another call came. And then another. “The City of Clarence-Rockland needed help saving dogs in the pound that were not claimed. I figured I had the space, time and resources. If not me, then who?” Then a few years later, at the time a locally-based national medical service dog organization, Audeamus, asked her to help chair it as it was starting up.

 

“When I started maggie’s place in 2012, I was responding to one little dog’s plight. Soon there were more. I realized there was no turning back. Little did I know what I was in for.”

In regard to the rescue, she admits she was pretty naïve about what would be involved. “There were times when I thought I’d made a terrible mistake, but I stuck with it. Today, I work with a few local rescues, because at some point you realize that you can’t do it all yourself.” Over the years, she has adopted out as many as she’s “adopted in”, and considers Maggie’s Place more of a sanctuary than a rescue.

As for Audeamus, it is now in the capable hands of retired Brigadier General Peter Holt, and soaring, thanks to the community’s support in its fledgling days. A happy aside: some of the dogs Kat rescued have become stellar service dogs!

To subsidize the care of the dogs she rescues, Kat boards dogs that fit well into the fully open concept of Maggie’s Place. “It’s a lot of work, but it works. And the forest and plentiful exercise help keep things harmonious.”

“If you open your heart and mind, and venture into the unknown, amazing things will happen.”

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KATALIN POOR

SUIVRE SON CŒUR

Une entrevue réalisée par Kate Kneisel. Images © Photographie Miguel Lalonde

Katalin Poor a mené une vie qui était littéralement au-delà de ses rêves les plus fous pendant sa carrière de deux décennies au sein du gouvernement fédéral. Aujourd’hui, Katalin travaille en tant que traductrice, chez elle à St Pascal Baylon, avec son mari et certains des chiens bien-aimés qu’elle a sauvés au fil des ans.

Ses professions ont changé au fil des ans, mais pas son engagement à servir. Elle a été élevée avec un vif sentiment d’émerveillement pour la création et le devoir de protection. Et lorsqu’est venu le temps de trouver le courage de sortir de sa zone de confort, elle sait que ses parents étaient les exemples parfaits. Après avoir vécu des épreuves déchirantes, ils se sont échappés de la Hongrie communiste avec rien d’autre que des rêves d’une vie meilleure pour leur fille âgée de 22 mois, leur éducation, quelques valises, et le courage de faire face à l’inconnu.

Les six premières années de Kat ont été marquées par un tourbillon constant de changements d’environnements et de langues. Avec chaque nouvelle école et nouvel emploi venait un besoin d’apprendre ou de perfectionner une autre langue. La communication (par moments l’incapacité de communiquer) a été au centre d’une grande partie de la croissance personnelle de Kat. Le besoin constant de s’adapter à de nouveaux environnements lui a appris que « nous ne pouvons pas croître si nous nous en tenons aux vieux modèles. »

Lorsque les coupures du gouvernement au milieu des années 90 offraient la possibilité de départ anticipé, elle savait que le temps était venu pour quelque chose de nouveau. « J’avais joué avec les chiffres pendant si longtemps, mais ce que j’aimais vraiment était de façonner des mots. Je savais comment le gouvernement fédéral fonctionnait — et je parlais couramment en hongrois, français, et anglais, et assez d’espagnol pour fonctionner — je pouvais devenir traductrice! »


Après quelques années de travail à la maison, entourée de 46 hectares de nature, j’ai reçu autre appel. Et puis un autre. « La Cité de Clarence-Rockland avait besoin d’aide pour sauver des chiens de la fourrière qui n’avaient pas été réclamés. Je me suis dit que j’avais l’espace, le temps et les ressources. Si ce n’est pas moi, qui alors? » Puis, quelques années plus tard, une organisation communautaire nationale de service médical locale, Audeamus, lui a demandé de l’aider à la diriger alors qu’elle était en démarrage.

 

« Lorsque j’ai commencé Maggie’s place en 2012, je répondais à la détresse d’un petit chien. Il y en a eut bientôt plus. Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas reculer. Je ne savais pas ce qui m’attendait. »

En ce qui concerne le sauvetage, elle admet qu’elle était assez naïve au sujet de ce que cela impliquait. « Il y a eu des moments où je pensais que j’avais fait une terrible erreur, mais j’ai respecté mon engagement. Aujourd’hui, je travaille avec quelques refuges locaux, parce qu’à un certain point, vous vous rendez compte que vous ne pouvez pas tout faire vous-même. » Au fil des ans, elle a trouvé des familles à autant de chiens qu’elle en a « adoptés », et considère que Maggie’s Place est davantage un sanctuaire qu’un refuge.

Quant à Audeamus, il est maintenant entre les mains expertes du brigadier-général à la retraite, Peter Holt, et en croissance, grâce à l’appui de la Communauté dès les premiers jours. Un plaisir de plus : certains des chiens secourus par Kat sont devenus d’excellents chiens de service!
Pour subventionner les soins des chiens qu’elle sauve, Kat garde en pension des chiens qui s’intègrent bien dans le concept entièrement ouvert de Maggie’s Place. « C’est beaucoup de travail, mais ça fonctionne. Et la forêt et l’abondance d’exercice aider à garder les choses harmonieuses. »

« Si vous ouvrez votre cœur et votre esprit, et que vous vous aventurez dans l’inconnu, des choses étonnantes se produiront. »