Catherina Rouse »

CATHERINA ROUSE

WONDER WOMAN DE LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE

Une entrevue réalisée par Kate Kneisel. Images © Photographie Miguel Lalonde

Catherina Rouse, adore son travail en tant que présidente-directrice générale (PDG) de la bibliothèque publique de Clarence-Rockland – Il est clair qu’elle vit et respire les livres. « La bibliothèque est l’endroit où mon cœur se trouve, » dit-elle simplement.

L’histoire d’amour avec les bibliothèques a commencé très tôt pour Catherina. Dans sa jeunesse, sa famille déménageait souvent en raison du travail de son père au sein de l’armée. Lorsque la famille arrivait dans une nouvelle ville, leur premier arrêt était à la bibliothèque locale. « La bibliothèque est devenue mon lieu sûr, l’endroit qui me rendait heureuse — je pouvais trouver tous mes meilleurs amis dans les livres, » dit-elle.

Une partie de ce qui est si réconfortant pour Catherina et sans doute pour plusieurs autres amoureux des bibliothèques, est la familiarité — les bibliothèques ont toujours une disposition similaire — il y a la section fiction, et les sections de non-fiction couvrant tout, de la science à l’histoire de l’art.

Lorsque Catherine a obtenu son diplôme en histoire de McGill, elle avait à l’esprit de travailler dans un musée. Après avoir travaillé dans l’administration d’une société de gestion immobilière, et un passage à l’ambassade du Japon, elle a obtenu un emploi à temps partiel à la bibliothèque, un endroit qui l’attirait.

Le moment préféré de la journée de Catherina se déroule le matin lorsqu’elle échange avec chaque membre du personnel, qui compte maintenant 18 employés : « Nous sommes très proches et nous parlons de nos familles, ou ce que nous avons fait au cours de la fin de semaine, ainsi que nos plans pour la journée. »

Catherina lit plus de 200 livres par an — en plus d’être douée pour la lecture rapide. « Je ne suis pas à l’aise si je n’ai pas de lecture en cours, » dit-elle. Son genre de livre préféré est les romans d’amour, admet-elle. « La vie est très sérieuse et je travaille dur — la lecture est mon évasion…ceux-ci sont comme des contes de fées pour adultes. »

Elle est également une grande admiratrice de Wonder Woman et de bandes dessinées, qui selon elle, encourage la participation des adolescents — une préoccupation spéciale pour Catherine. Elle a un fils âgé de 12 ans et une fille de 10 ans, tous deux inspirés par l’amour de la lecture de leur mère. Catherina envisage plus de programmes visant les enfants de cet âge, qui sont à risque de passer à travers les mailles lorsqu’ils passent de l’enfance à l’adolescence.

« Nous n’avons pas beaucoup de détenteurs de carte pour une ville de cette taille —24 512 », ajoute-t-elle avec une précision semblable à celle d’une bibliothécaire. « La bibliothèque est gratuite, donc nous devrions avoir plus de membres. Nous essayons — nous offrons beaucoup d’activités scolaires pour présenter aux enfants ce que nous avons à offrir. »

 

 

« La minute où j’ai commencé à travailler ici, je me suis rendu compte que c’est ce que J’avais toujours voulu — ce lieu est un travail d’amour; et comme moi, la plupart des gens qui travaillent ici ont d’abord été des usagers. C’est comme si le travail avait été créé pour moi. »

Quelques initiatives ont été mises en place en réponse aux demandes des membres de la communauté de Clarence — Rockland, tels que le scrapbooking numérique, un club de scrapbooking, un cercle de discussion francophone mené par Nathalie Mathieu de la Maison Tucker, soirées de bridge, soirées de peinture, et de nombreux autres événements et groupes pour les personnes de tous âges.

« De nos jours, avoir une bibliothèque dans votre ville est plus important que jamais — les gens ont besoin d’un endroit où ils sont toujours les bienvenus — elle rassemble les gens et aide la communauté à s’épanouir. »

« J’adore vivre à Clarence-Rockland, » dit Catherina. « Je peux aller à la pharmacie ou à l’épicerie et croiser des gens que je connais. J’ai l’impression d’avoir ma place — c’est quelque chose qui m’a manqué pendant très longtemps quand j’étais jeune. Vous devez aimer Clarence-Rockland et aimer la bibliothèque pour que tout fonctionne. Mon personnel aime la communauté et la bibliothèque autant que moi. »